jeudi, avril 23, 2026
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Le parti “Les Démocrates” vient de réagir aux récentes accusations du porte-parole du gouvernement qui a évoqué l’existence de groupes disposant de moyens financiers importants et travaillant à la déstabilisation du Bénin. Des accusations jugées incendiaires par le parti de l’opposition qui exige des clarifications.

En effet, lors d’une sortie médiatique le 30 avril dernier, Wilfried Léandre Houngbédji a déclaré qu’il existe des officines avec un plan de déstabilisation du Bénin en 2025 et qui disposent de fonds importants. « Nous, on sait, et je veux vous le dire avec gravité, on sait qu’il y a des officines qui ont, comme plan d’action politique en 2025, de travailler à la déstabilisation du Bénin et qui ont beaucoup d’argent pour cela », avait déclaré le secrétaire général adjoint du gouvernement.

Face à ses accusations, le parti dirigé par l’ancien président, Boni Yayi exige des clarifications de la part du gouvernement. Dans une déclaration lue dimanche 04 mai 2025 par son secrétaire national à la communication, le parti estime que ces propos sont « d’une extrême gravité » et porteuses de « suspicions » et d’un plan de « répression et d’exclusion ».

« Le parti “Les Démocrates” exige une clarification du gouvernement sur cette épée de Damoclès qui pèse désormais sur notre pays. Le porte-parole du gouvernement doit en toute responsabilité lever tous les coins de voile sur ses officines, leur plan politique et l’argent dont il dispose pour enflammer le pays, compromettre la paix sociale et les élections générales de 2026 », a déclaré Guy Mitokpè.

Tout en réaffirmant son soutien aux Forces de défense et de sécurité et aux familles des militaires tombés sur le champ d’honneur dans la lutte contre le terrorisme, le parti a rappellé ses revendications majeures. Il s’agit entre autres de l’amélioration des conditions de vie, la révision du code électoral, la libération de certains détenus politiques et le retour des exilés. Les Démocrates dénoncent également les obstacles qui limiteraient leur accès à l’espace public et à la participation politique, pourtant garanties par la Constitution.

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