La Commission électorale nationale autonome (CENA) a réagi ce lundi aux accusations portées contre elle par le parti Les Démocrates. Dans un communiqué rendu public, l’institution rejette catégoriquement ce qu’elle qualifie d’« allégations diffamatoires et infondées » visant à remettre en cause son impartialité et son intégrité dans la gestion du processus électoral.
Selon la CENA, ces déclarations s’inscrivent dans « une regrettable campagne de désinformation » dont l’objectif serait de manipuler l’opinion publique et de perturber le bon déroulement des élections. L’institution dit condamner fermement ces manœuvres et apporte plusieurs clarifications pour « rétablir la vérité ».
Le cas du député Michel Sodjinou
Concernant le dossier du député Michel Sodjinou, élu de la 19ᵉ circonscription électorale, la CENA précise que l’invalidation de sa fiche de parrainage n’a rien d’arbitraire. Elle indique qu’il s’agit d’une décision exécutée en application d’une ordonnance rendue en référé par le président du Tribunal de première instance de Cotonou.
La Commission ajoute que le député a lui-même retiré la nouvelle fiche de parrainage qui lui avait été délivrée, le 14 octobre 2025, soit le dernier jour de dépôt des dossiers de candidatures. « Une décharge dûment signée en atteste », précise le communiqué.
La CENA dément également les affirmations de Renaud Agbodjo, membre du parti Les Démocrates, selon lesquelles l’institution aurait mandaté Maître Maxime René Assogba, huissier de Michel Sodjinou, pour des actes liés au dépôt du dossier de candidature du parti. « La CENA n’a jamais mandaté Maître Assogba pour un tel acte », précise le communiqué. En revanche, elle confirme avoir effectivement fait appel à Maître Alain Akpo, huissier de justice, dans le cadre de ses activités électorales, conformément aux procédures légales.
Par ailleurs, la Commission électorale nationale autonome réaffirme son engagement inébranlable à organiser des élections transparentes, crédibles et démocratiques, dans le strict respect des lois de la République.
Elle invite enfin l’ensemble des acteurs politiques, « en particulier ceux qui diffusent ces rumeurs », à faire preuve de responsabilité et à privilégier les voies légales pour exprimer leurs préoccupations.



