dimanche, avril 19, 2026
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Dans le cadre de la mise en œuvre de la décision EP 25-001 du 03 octobre 2025 et conformément à l’article 44 nouveau de la Constitution béninoise, la Cour constitutionnelle a tenu, ce vendredi 17 octobre 2025, une audience plénière spéciale consacrée à la prestation de serment du collège de trois médecins assermentés. Ces professionnels de santé auront pour mission d’évaluer l’état physique et mental des candidats à l’élection présidentielle prévue pour le 12 avril 2026.

En effet, la séance, présidée par le Professeur Cossi Dorothé Sossa, président de la Cour constitutionnelle, s’est ouverte par la lecture des textes de référence. À la demande du Président, le Greffier en chef, Me Sylvestre Farra, a donné lecture de l’article 44 nouveau de la Constitution et de la décision EP 25-001, textes qui fixent le cadre juridique de cette mission médicale.
Ces dispositions exigent que tout candidat à la présidence ou à la vice-présidence de la République présente un état de santé compatible avec les lourdes charges de la fonction.

Après la lecture du texte du serment, chacun des médecins s’est avancé à la barre, main droite levée, pour prononcer distinctement : « Je le jure », devant les sages de la Cour. Sur les trois médecins désignés, deux étaient présents. Il s’agit des Professeurs François Tognon Tchegnonsi, psychiatre, et Léopold Houétondji Codjo, cardiologue. La Professeure Angèle Azon Kouanou, interniste, actuellement en mission à l’étranger, n’a pu assister à la cérémonie. Ces trois praticiens, tous reconnus pour leur expertise et leur intégrité, forment désormais le collège médical chargé de cette évaluation républicaine.

Dans son allocution, le Président Sossa a salué la compétence des médecins et rappelé l’importance capitale de leur mission dans le processus électoral. Chargés d’attester de l’aptitude physique et mentale des candidats à exercer les plus hautes fonctions de l’État, ils devront faire preuve de rigueur, de neutralité et de discrétion absolue.

Le Président de la Cour a également mis en garde contre toute complaisance, soulignant que « toute erreur pourrait induire la Cour en erreur et compromettre l’avenir du pays ». Il a insisté sur la nécessité d’établir des rapports médicaux détaillés et standardisés, gage de transparence et de crédibilité du processus.

Cette prestation de serment marque le début d’une étape cruciale dans le processus électoral de 2026, où la santé des candidats devient un enjeu de transparence et de responsabilité nationale.

À l’issue de la cérémonie, une séance de travail s’est tenue entre les membres de la Cour constitutionnelle et le collège médical afin de définir les modalités pratiques de cette mission sensible.

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