mercredi, juin 3, 2026
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Le procès de l’ancien Directeur Général de la Police Nationale (DGPN) du Bénin, Louis Philippe Houndégnon a repris ce lundi 28 avril 2025, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Lors de cette audience, le ministère public a fait ses réquisitions dans le dossier contre l’ex-DGPN, poursuivi pour des faits présumés d’incitation à la rébellion et harcèlement électronique.

En effet, interpellé en novembre 2024 après plusieurs interviews dans lesquelles il évoquait des propositions de coup d’État contre le président Patrice Talon, l’ancien patron de la police nationale, risque une peine d’emprisonnement.

Lors de l’audience de ce lundi 28 avril, le ministère public représenté par le premier substitut du procureur spécial, Armand Donald Reagan Hounguè, a soutenu que l’ex-officier supérieur avait remis en cause les institutions républicaines et appelé la population au soulèvement, en violation de son devoir de réserve, malgré son départ à la retraite. Il est notamment reproché à Houndégnon d’avoir, à travers son “Mouvement 11/12″, recensé des personnalités influentes de l’État en vue de constituer ce qu’il appelait une « alternative crédible » au pouvoir en place.

Le parquet spécial a demandé à la Cour de retenir Houndégnon dans les liens des préventions des faits de harcèlement par le biais d’un système électronique et d’incitation à la rébellion. Il a requis 2 ans de prison ferme et deux millions FCFA d’amendes contre Louis Philippe Houndégnon. En revanche, il a sollicité la relaxe pure et simple de son coprévenu, Coffi Camille Amoussou.

Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe pure et simple de leur client, soulignant la vacuité du dossier. Le verdict a été renvoyé au lundi 19 mai 2025.

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