Le gouvernement béninois a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la réforme de la Fonction publique. Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 1er juillet 2026, il a autorisé l’avancement au 12ᵉ échelon des agents de l’État remplissant les conditions d’ancienneté et de mérite requises.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi portant statut général de la Fonction publique, qui a réorganisé la carrière des fonctionnaires en portant le nombre d’échelons de douze à quinze. Avec cette réforme, l’accès au 12ᵉ échelon, autrefois considéré comme un avancement de grade accordé au choix et au mérite, est désormais assimilé à un avancement d’échelon, appelé à devenir automatique.
Toutefois, la mise en œuvre effective de cette disposition était suspendue à l’achèvement des travaux de la commission chargée d’élaborer les textes réglementaires complémentaires.
Au 31 décembre 2025, 1 110 agents de l’État, classés au 11ᵉ échelon, étaient toujours en attente de cet avancement. Le Conseil des ministres a donc décidé de régulariser leur situation en autorisant leur promotion au 12ᵉ échelon, dès lors qu’ils remplissent les conditions prévues.
Selon le Gouvernement, cette mesure permettra de préserver les droits des agents concernés tout en facilitant l’intégration de la réforme de l’avancement automatique des échelons dans le Système intégré de gestion des ressources humaines et de la paie.
Le Conseil des ministres a également prévu des dispositions en faveur des agents de l’État déjà admis à la retraite mais dont la situation administrative n’a pas encore été régularisée. Ceux-ci bénéficieront d’une reconstitution de carrière ainsi que d’une révision de leur pension de vieillesse.
Les fonctionnaires promus au 12ᵉ échelon percevront en outre les incidences financières liées à leur nouvel échelon, ainsi que les rappels de salaire correspondants.
Les ministres concernés ont été instruits de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la mise en œuvre de cette décision.


