mardi, avril 28, 2026
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Près d’un an et demi après le décès de Fayçal Samba Gani Ouorou, survenu dans la nuit du 18 au 19 novembre 2024, le tribunal de première instance de première classe de Parakou a rendu son verdict ce lundi 27 avril 2026, dans une affaire qui a fortement marqué l’opinion publique.

L’audience, reprise à 9 heures dans la deuxième salle du tribunal après un mois de report, s’est tenue en présence de la famille de la victime, des avocats des six policiers poursuivis et de nombreux curieux. À la barre, les accusés ont tour à tour présenté leur version des faits, tentant de clarifier leur implication dans cette affaire.

Deux témoins ont été entendus. Le premier affirme avoir entendu, vers 2 heures du matin, les cris d’un homme appelant à l’aide. Le second, qui dit avoir été en compagnie de la victime au moment des faits, a expliqué que des policiers les auraient interpellés pour exiger le téléphone portable de Fayçal. Il déclare avoir pris la fuite après avoir vu la victime recevoir des coups.

Le père de la victime a également livré son témoignage. Informé le lendemain aux environs de midi, il affirme que les premières explications fournies par les forces de l’ordre faisaient état d’un accident de circulation. Ce n’est qu’à la suite de rumeurs relayées sur les réseaux sociaux qu’il a envisagé la piste d’une bavure policière.

Sur le plan civil, la famille a réclamé 100 millions de francs CFA en guise de réparation.

Après un premier retrait pour délibération provisoire, le ministère public a rappelé les faits, les chefs d’accusation et les réquisitions. Quatre accusés étaient poursuivis pour coups et blessures volontaires, tandis que deux autres répondaient de recel de cadavre. Le parquet avait requis dix ans de prison contre cinq des prévenus, et deux ans d’emprisonnement assortis d’une amende de 250 000 francs CFA contre le commissaire impliqué.

Au terme de près de neuf heures de débats, la cour a finalement prononcé des peines allant de deux mois à sept ans de prison, en fonction des responsabilités établies. Une amende collective de cinq millions de francs CFA a également été infligée, rapporte Fraternité FM.

La famille de la victime dispose d’un délai de 15 jours pour interjeter appel, tandis que les condamnés ont trois mois pour s’acquitter de leurs amendes.

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