Bonne nouvelle pour Aurélie Guézo. La comédienne béninoise a obtenu, ce jeudi, une relaxe au bénéfice du doute devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans l’affaire de cyberescroquerie qui l’avait conduite devant la justice.
Poursuivie pour des faits présumés d’escroquerie via internet, l’artiste a été blanchie par la juridiction spéciale. Cette décision met un terme à plusieurs mois de procédure judiciaire pour celle qui est connue du grand public pour ses prestations dans le milieu théâtral béninois.
La CRIET a également ordonné la restitution de la caution d’un million de francs CFA versée dans le cadre de sa mise en liberté provisoire, ainsi que de ses effets personnels saisis au cours de l’enquête, notamment son téléphone portable.
L’affaire avait été déclenchée à la suite d’une enquête menée par le Centre national d’investigations numériques (CNIN). Les investigations avaient révélé qu’un numéro de téléphone enregistré au nom d’Aurélie Guézo aurait servi dans le cadre d’activités frauduleuses sur internet, conduisant ainsi à son interpellation et à l’ouverture de poursuites judiciaires à son encontre.
Au cours de la procédure, la comédienne a constamment contesté toute implication dans les faits qui lui étaient reprochés. Les débats devant la juridiction ont notamment porté sur les circonstances d’utilisation de la ligne téléphonique incriminée et sur les éléments de preuve réunis par les enquêteurs.
À l’issue de l’examen du dossier, la CRIET a estimé que les charges présentées ne permettaient pas d’établir avec certitude la responsabilité pénale de la prévenue. En conséquence, la Cour lui a accordé le bénéfice du doute, principe fondamental du droit pénal qui impose qu’aucune condamnation ne soit prononcée lorsque subsiste une incertitude sur la culpabilité de la personne poursuivie.
Cette décision marque la fin de cette procédure judiciaire pour Aurélie Guézo, qui retrouve ainsi sa liberté sans condamnation dans ce dossier.


