À quelques mois des élections générales de 2026, le code électoral modifié le 15 mars 2024 ne fait toujours pas consensus. L’opposition et la société civile continuent de le dénoncer vertement et demandent sa relecture. Lors d’une émission d’échanges tenue ce vendredi 06 juin 2025 sur les ondes d’Arzèkè FM à Parakou, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a, de nouveau, réagi face à la polémique autour de cet instrument électoral.
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, les textes en vigueur ne sont pas négociables et doivent être appliqués dans l’intérêt de la démocratie. À l’en croire, ce code électoral pose un défi uniforme à tous les partis. « Les règles électorales, comme les lois, sont filles de leur temps. Elles s’imposent à tous, qu’on y adhère ou non », a-t-il déclaré.
Pour ce qui est des critiques concernant le seuil électoral, le Secrétaire général adjoint du gouvernement estime que le véritable problème est la volonté des partis politiques. Selon lui, les formations politiques doivent cesser de se retrancher derrière ce débat et plutôt s’organiser pour véritablement aller à la conquête de l’électorat. « Même si la loi avait fixé le seuil à 10 % ou 5 %, certains trouveraient encore à redire… Le véritable problème, ce n’est pas le seuil, mais la volonté des partis qu’il faut questionner », a martelé Wilfried Léandre Houngbédji.
Pour finir, le porte-parole du gouvernement a également clarifié la position de l’État sur le multipartisme. Aux dires de Wilfried Léandre Houngbédji, la loi n’interdit pas qu’il y ait mille partis au Bénin, mais elle exige qu’il y ait des partis à ancrage national.


