L’activiste panafricaniste Stellio Gilles Robert Capo Chichi, plus connu sous le nom de Kemi Séba, a été interpellé en Afrique du Sud, où il fait désormais face à une procédure d’extradition vers le Bénin. L’information, confirmée par les autorités sud-africaines, relance l’attention autour de ce dossier à forte portée politique et judiciaire.
Selon la police sud-africaine, l’arrestation est intervenue lundi à Pretoria. L’activiste a été appréhendé en compagnie de son fils pour des « faits présumés de facilitation d’entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo ». Les deux hommes auraient tenté de franchir la frontière avec l’aide d’un passeur rémunéré, dans l’optique de poursuivre leur route vers l’Europe.
Placés en détention provisoire, ils doivent comparaître devant la justice sud-africaine le 20 avril 2026. Parallèlement à cette procédure, une demande d’extradition vers le Bénin est actuellement à l’étude.
Fondateur de l’ONG Urgences panafricanistes, Kemi Séba est visé par un mandat d’arrêt émis par les autorités béninoises. Il est poursuivi à Cotonou pour « incitation à la rébellion et atteinte à la sûreté de l’État ».
Ces accusations font suite à ses prises de position publiques après la tentative de coup d’État du 7 décembre dernier. L’activiste avait notamment salué ce putsch manqué, rapidement neutralisé par les forces de sécurité béninoises avec l’appui d’alliés étrangers.
Cette arrestation ouvre désormais une nouvelle séquence judiciaire, dont l’issue dépendra à la fois des décisions des juridictions sud-africaines et des démarches diplomatiques engagées entre les deux pays.


