La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict ce mardi 12 mai 2026 dans le dossier impliquant l’ancien député du parti d’opposition Les Démocrates, Soumaïla Sounon Boké. Poursuivi dans le cadre des enquêtes ouvertes après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025, l’ex-parlementaire écope de cinq (05) ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de dix (10) millions de francs CFA.
Interpellé le 23 décembre 2025, Soumaïla Sounon Boké était poursuivi pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État » ainsi que pour « incitation à la haine et à la violence ». Lors de l’audience du 24 mars 2026, le ministère public avait requis une peine de cinq (05) ans de prison ferme assortie d’une amende de dix (10) millions FCFA.
Au cœur des débats figurait un message attribué au prévenu : « C’est la fête ». Pour l’accusation, cette phrase traduirait une forme d’adhésion ou de satisfaction à la suite de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. Le parquet estimait ainsi que les éléments du dossier suffisaient à établir la responsabilité pénale de l’ancien élu.
La défense avait, de son côté, contesté cette interprétation. Les avocats de l’ex-député avaient plaidé l’absence d’intention délictueuse et demandé la relaxe pure et simple de leur client.
Dans sa décision rendue ce mardi, la juridiction spéciale a finalement suivi les réquisitions du ministère public dans leur intégralité. En plus de la peine de prison et de l’amende, la Cour a ordonné la confiscation du téléphone du condamné.
Soumaïla Sounon Boké dispose désormais d’un délai de 15 jours pour interjeter appel de cette décision.


