Au Bénin, l’affaire complot contre la sûreté de l’État dans laquelle sont reconnus coupables l’homme d’affaires Olivier Boko, l’ex-ministre Oswald Homéky et Rock Niéri continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique. Plusieurs semaines après le verdict de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), les présidents d’institutions de la République sont montés au créneau pour exprimer leur indignation.
À travers un communiqué rendu public ce mardi 25 mars 2025, ces derniers ont dénoncé et condamné ces agissements qui visent à remettre en cause l’ordre constitutionnel. « C’est avec une profonde indignation et une grande consternation que nous, Président(e)s d’institutions de la République, venons par la présente, dénoncer et condamner fermement ce funeste projet visant à remettre en cause l’ordre constitutionnel, et à plonger notre État dans un cycle infernal, en totale opposition aux efforts tangibles de reconstruction et de réhabilitation, tant morale, infrastructurelle que sociale, entrepris depuis 2016 par le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement, monsieur Patrice Talon », renseigne le communiqué.
Tout en félicitant les personnes qui ont fait échec à cette tentative qui aurait anéanti plus de trois décennies de construction et d’acquis démocratiques, les présidents d’institutions ont réaffirmé leur engagement à continuer d’œuvrer pour l’unité nationale. « Conscients du danger de remise en cause inhérent à ce genre d’aventure antipatriotique pour le fonctionnement voire l’existence même de nos diverses institutions, nous réaffirmons notre engagement chacun, dans le respect de ses prérogatives républicaines, de la Constitution et des lois, à continuer d’œuvrer aux côtés du Chef de l’État, pour un Bénin toujours plus uni, prospère, fort et respecté », ont-ils souligné.


