Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 20 mai 2026, consacrée à l’actualité nationale et à la fin du mandat présidentiel, Wilfried Léandre Houngbédji a apporté des précisions sur la position du gouvernement concernant les personnalités politiques incarcérées au Bénin. Sans exclure une éventuelle grâce présidentielle, le porte-parole du gouvernement a entretenu le flou sur les intentions du chef de l’État à quelques jours de la fin de son mandat.
En effet, le porte-parole du gouvernement a d’abord rejeté l’idée selon laquelle tout acteur politique détenu devrait automatiquement être considéré comme un prisonnier politique. « Il y a des acteurs politiques qui sont en prison pour diverses infractions et cela ne fait pas d’eux des prisonniers politiques », a-t-il affirmé devant la presse.
Interrogé sur une éventuelle grâce présidentielle avant la fin du mandat en cours, Wilfried Léandre Houngbédji n’a donné aucune confirmation, tout en rappelant que des mesures de clémence sont parfois prises à des dates symboliques du calendrier républicain. « Le 31 juillet comme le 31 décembre, nous avons parfois été habitués à la signature d’un décret du Président de la République en exercice qui gracie », a-t-il expliqué.
Le secrétaire général adjoint du gouvernement a toutefois insisté sur le caractère imprévisible des décisions présidentielles, laissant planer l’incertitude sur la possibilité d’une grâce avant la passation de charge entre Patrice Talon et son successeur. « Il me semble aujourd’hui que nous soyons encore relativement loin du 31 juillet et du 31 décembre. Cependant, en 96 heures, beaucoup de choses peuvent se passer, y compris les choses que vous n’espérez pas. Et peut-être que les choses que vous espérez peuvent ne pas advenir », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par les débats récurrents autour du statut de certaines figures politiques détenues et des attentes liées à d’éventuelles mesures d’apaisement avant la fin du mandat présidentiel au Bénin.


