Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Natta, a procédé, lundi 8 juin 2026, au lancement des assises nationales consacrées aux mutations des personnels enseignants pour le compte de la rentrée scolaire 2026-2027. Les travaux se tiennent dans la salle de réunion de la Direction départementale des Enseignements maternel et primaire (DDEMP) de l’Ouémé, en présence des membres du cabinet ministériel, des cadres techniques, des directeurs départementaux et des partenaires sociaux du secteur.
Dans son allocution de bienvenue, le directeur de la Planification, de l’Administration et des Finances (DPAF), Olatoundji Martin Essoun, a rappelé le cadre réglementaire qui encadre l’exercice. S’appuyant sur l’arrêté n°206/MEMP/DC/SGM/CTAA/DAF/SP du 12 août 2016, il a indiqué que le processus de mutation biennale a été officiellement lancé depuis le 21 avril 2026.
Présentant les statistiques enregistrées, il a fait état de 1 093 dossiers de demande de mutation, dont 987 émanent des enseignants du primaire. Ces demandes se répartissent comme suit : 97 dossiers pour rapprochement de conjoints, 19 dossiers pour les agents à cinq ans de la retraite, 54 dossiers pour raison de santé, 40 dossiers pour raison sociale, 779 dossiers pour mutation normale et 104 dossiers pour permutation de poste.
Prenant la parole à son tour, le ministre Armand Natta a placé les assises sous le signe de la responsabilité, de l’équité et de l’humanité. Il a rappelé aux commissaires trois objectifs majeurs devant guider leurs travaux : assurer une couverture optimale des écoles, favoriser l’épanouissement professionnel des enseignants et garantir l’équité ainsi que la transparence dans les décisions.
Le ministre a insisté sur le fait que la mutation ne doit pas être perçue comme une sanction, mais comme un mécanisme essentiel de la mobilité professionnelle au sein de l’administration publique. « Loin d’être une sanction, la mutation est une modalité essentielle de la mobilité professionnelle dont jouissent les agents de l’État », a-t-il souligné, estimant qu’elle permet de renouveler les dynamiques professionnelles, de lutter contre la sédentarisation à un même poste et de renforcer la motivation des agents.
Abordant l’aspect humain du processus, Armand Natta a invité les membres de la commission à examiner chaque dossier avec discernement et empathie. « Derrière chaque document administratif, il y a des femmes et des hommes qui consacrent leur vie au service public de l’éducation. Derrière chaque demande, il y a des espoirs, des projets de vie et des attentes familiales profondes », a-t-il déclaré.
Le ministre a ainsi recommandé aux commissaires d’adopter un « triple regard » dans l’examen des dossiers : la rigueur de la règle, l’impartialité du jugement et l’humanité du décideur.
Par ailleurs, il a précisé que, au-delà des catégories de demandes déjà recensées, des réajustements pour nécessité de service pourraient être effectués afin de maintenir un équilibre entre les différents départements. Il a également rappelé que les dossiers pour raisons sociales relèvent de l’appréciation de l’autorité ministérielle, tandis que ceux liés à la santé seront soumis à l’évaluation d’un médecin désigné par le ministre de la Santé.
Appel à la confidentialité des délibérations
Avant de déclarer officiellement ouverts les travaux, Armand Natta a rappelé les obligations de confidentialité qui s’imposent aux membres de la commission.
Se référant à l’article 41 de l’arrêté n°206, il a averti que tous les membres sont tenus au strict respect du secret des délibérations. Tout manquement à cette obligation pourrait entraîner de lourdes sanctions disciplinaires ainsi que des poursuites judiciaires.
Ces assises nationales devront permettre de statuer sur l’ensemble des demandes enregistrées et de préparer, dans les meilleures conditions, la rentrée scolaire 2026-2027 dans les écoles maternelles et primaires du Bénin.


