Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, hausse le ton concernant l’utilisation de la plateforme EDUCMASTER. Dans une note adressée aux directeurs départementaux, chefs de circonscription scolaire et directeurs d’école, l’autorité ministérielle dénonce le non-respect des obligations liées à la mise à jour des effectifs scolaires des classes intermédiaires dans plusieurs écoles maternelles et primaires.
Selon la note, après trois années d’exploitation de la plateforme EDUCMASTER, de nombreux directeurs d’école continuent de limiter les inscriptions aux seuls apprenants du Cours moyen 2ᵉ année (CM2), en vue de leur présentation à l’examen du Certificat d’Études primaires (CEP). Or, à en croire le ministre, la plateforme EDUCMASTER constitue un outil global de gestion du sous-secteur éducatif et ne se limite pas à l’organisation du CEP. Elle doit intégrer l’ensemble des classes ouvertes, y compris les classes intermédiaires de la maternelle et du primaire.
Face à cette situation, instruction a été donnée aux chefs de circonscription scolaire et aux directeurs d’école d’assurer la mise à jour complète des listes de toutes les classes ouvertes dans les écoles maternelles et primaires de leur circonscription scolaire, au plus tard le 23 février 2026, sur la plateforme EDUCMASTER. La note précise qu’un point exhaustif sera effectué afin d’identifier les écoles qui n’auront pas respecté ces instructions.
En conséquence, les directeurs des établissements défaillants seront inscrits sur la liste des acteurs inéligibles aux travaux du CEP, session de juin 2026. Ils ne pourront donc pas intervenir en qualité de surveillants, de correcteurs ou de chefs de centre.
Le ministre affirme attacher une importance particulière à l’exécution correcte et diligente de ces instructions, soulignant la nécessité d’une gestion rigoureuse et transparente des données scolaires.



