La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu, ce lundi 6 juillet 2026, son verdict dans le dossier impliquant la journaliste Angela Kpeidja. Poursuivie pour « harcèlement par le biais d’une communication électronique », elle a été condamnée à 24 mois d’emprisonnement, dont 12 mois ferme, ainsi qu’à une amende de 2 millions de francs CFA.
En plus de la peine privative de liberté et de l’amende, la Cour a ordonné la confiscation du téléphone iPhone et de l’ordinateur MacBook de la journaliste, deux matériels saisis dans le cadre de la procédure. En revanche, un second ordinateur lui appartenant a été autorisé à être restitué, la juridiction ayant estimé que cet équipement n’était pas lié aux faits poursuivis.
Selon les éléments présentés au cours de la procédure, les faits reprochés à Angela Kpeidja remontent à la tentative de coup d’État déjouée le dimanche 7 décembre 2025 à Cotonou. Le parquet spécial de la CRIET lui reprochait notamment la publication de deux messages sur son compte Facebook dans le contexte qui a suivi ces événements.
Le premier message faisait référence à la vente habituelle de mèches associée à l’expression « coup d’État », tandis que le second interrogeait directement la situation du chef d’état-major des forces armées. Pour le ministère public, ces publications constituaient des faits de harcèlement, les propos ayant été considérés comme agressifs et portant atteinte à l’honneur des responsables de la sécurité nationale.
Au cours des débats, le parquet spécial a également rappelé les obligations professionnelles liées à l’exercice du métier de journaliste, notamment le principe de vérification des informations avant leur diffusion, conformément aux dispositions du Code de l’information et de la communication en vigueur au Bénin.
La décision rendue par la CRIET intervient ainsi comme une nouvelle étape dans cette procédure judiciaire ouverte à la suite de la tentative de coup d’État déjouée en décembre 2025.


