La Banque mondiale a dévoilé, le mardi 1er juillet dernier, sa nouvelle classification des pays selon leur revenu national brut par habitant. Si le Bénin a maintenu sa place dans la catégorie des économies à revenu moyen inférieur, deux économies africaines ont changé de catégorie en fonction de leurs revenus effectués.
En effet, cette classification des pays repose exclusivement sur le revenu national brut (RNB) par habitant, calculé selon la méthode de l’Atlas. L’actualisation pour l’exercice 2026 basée sur les données de 2024 a permis au Groupe de la Banque mondiale de catégoriser les économies du monde en quatre groupes : faible revenu, revenu intermédiaire de la tranche inférieure, revenu intermédiaire de la tranche supérieure et revenu élevé.
Pour l’exercice 2026, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun, l’Égypte ou encore le Nigeria se maintiennent dans le groupe des économies à revenu moyen inférieur.
Par ailleurs, le Cap-Vert, pays ouest-africain insulaire, se hisse dans la tranche supérieure des économies à revenu intermédiaire grâce à une relance touristique dynamique et un dividende démographique aux normes, augmentant mécaniquement son Rnb par habitant. « En 2024, le PIB du Cap-Vert a augmenté de 7,3 %, stimulé par une forte croissance du tourisme (+16,5 %). L’inflation a ralenti, avec un déflateur du PIB passant de 4,1 % à 1,7 %. Par ailleurs, une révision à la baisse de la population (-12,8 %) a entraîné une hausse de 16,8 % du RNB par habitant, permettant au pays d’accéder au statut de revenu élevé selon la méthode de l’Atlas » explique l’institution.
La Namibie, en revanche, connaît une évolution inverse. Elle est rétrogradée de la catégorie des pays à revenu intermédiaire supérieur à celle des pays à revenu intermédiaire inférieur. Cette régression s’explique par une baisse de 12,9% de son RNB par habitant.


