dimanche, avril 19, 2026
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La cour d’appel de Paris a ordonné, ce lundi 10 novembre 2025, la remise en liberté de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis vingt jours à la prison de la Santé. L’ex-chef de l’État avait été condamné à cinq ans de prison ferme, dont une exécution provisoire, pour association de malfaiteurs dans le cadre du procès du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007.

En effet, le 25 septembre dernier, le tribunal correctionnel de Paris avait reconnu Nicolas Sarkozy coupable d’avoir sciemment laissé ses proches solliciter des financements occultes auprès du régime de Mouammar Kadhafi pour soutenir sa campagne de 2007. Cette condamnation avait été suivie d’un mandat de dépôt immédiat, entraînant l’incarcération de l’ancien président le 21 octobre 2025, une première dans l’histoire de la Ve République.

En rendant cette décision, la cour d’appel a accédé à la demande de mise en liberté déposée par la défense de l’ancien président. S’il retrouve la liberté, Nicolas Sarkozy reste placé sous contrôle judiciaire.

Estimant que « le risque de pression, de concertation ne pouvant pas être totalement écarté » sur ses coprévenus mais surtout sur « un certain nombre de témoins-clés », particulièrement les ex-dignitaires du régime Kadhafi disséminés à travers le monde, la justice a interdit à l’ex-président de sortir du territoire français. De plus, la cour lui a imposé une « interdiction de contact » élargie, avec d’anciens responsables libyens comme avec de hauts responsables de la justice française, notamment le garde des Sceaux Gérald Darmanin, constatant sa « capacité à actionner différents services de l’État » en tant qu’ex-président.

Le procès en appel devrait se tenir à partir du mois de mars 2026, même si les dates précises n’ont pas encore été officiellement annoncées.

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