dimanche, avril 19, 2026
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La junte militaire au pouvoir au Burkina Faso a déclaré, ce lundi 18 août 2025, la coordonnatrice résidente de l’ONU, Carol Flore-Smereczniak, « persona non grata » pour sa prétendue responsabilité dans un rapport du secrétaire général de l’ONU sur « Les enfants et le conflit armé au Burkina Faso ». L’annonce a été faite à travers un communiqué du porte-parole du gouvernement, Gilbert Pingdwendé Ouédraogo.

En effet, les autorités burkinabè à travers ledit communiqué, reprochent à l’équipe spéciale pays, coprésidée par Flore-Smereczniak, d’avoir produit un document comportant « des affirmations sans fondement et des contre-vérités », mettant sur le même plan les forces de défense et de sécurité burkinabè et les groupes armés terroristes.

Le gouvernement regrette que les structures nationales compétentes n’aient pas été associées à l’élaboration du rapport, ce qui, selon lui, aurait permis une lecture « plus complète et non biaisée » de la situation des enfants dans les zones à fort défi sécuritaire, a ajouté le ministre.

En rappelant qu’une mise au point officielle avait déjà été faite en mars 2025 auprès des agences onusiennes concernées, l’exécutif burkinabè estime que la Coordonnatrice résidente a perdu toute crédibilité comme interlocutrice.

Tout en réaffirmant son attachement aux idéaux des Nations Unies et en saluant leur appui face aux défis sécuritaires et humanitaires, le gouvernement burkinabè dit rester disponible pour coopérer avec l’organisation à travers des représentants et équipes « résolument engagés dans un accompagnement vrai et sincère ».

Pour rappel, le gouvernement burkinabè avait expulsé le 23 décembre 2022, sa prédécesseur Barbara Manzi.

Lire ci-dessous l’intégralité du communiqué du porte-parole du gouvernement 👇

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