Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a vu son premier rapport d’activités adopté à l’unanimité par les députés. La décision est intervenue à l’issue d’une séance plénière tenue ce jeudi 23 avril 2026 au Palais des gouverneurs.
Présenté conformément au règlement intérieur, ce document couvre la période du 1er octobre 2025 au 21 avril 2026 et dresse un bilan des activités parlementaires à cheval sur la fin de la 9e législature et le début de la 10e.
La première partie du rapport revient sur les derniers mois de la 9e législature, marqués par la tenue de la deuxième session ordinaire de 2025 et l’adoption de plusieurs lois importantes, notamment la révision de la Constitution, la loi de finances 2026 fixée à plus de 3 700 milliards de FCFA, ainsi que des textes relatifs au cinéma, à la lutte contre le VIH/SIDA et à l’organisation des institutions. Au total, 14 accords de financement ont également été ratifiés. Toutefois, aucune commission d’enquête ni interpellation du gouvernement n’a été enregistrée sur la période. Des efforts ont par ailleurs été consentis pour renforcer la diplomatie parlementaire.
La seconde partie du rapport met en lumière l’installation de la 10e législature le 8 février 2026 et la mise en place de deux groupes parlementaires majoritaires. Malgré l’ouverture de sessions extraordinaires et ordinaires, aucune loi n’a été adoptée ni activité de contrôle parlementaire significative menée durant cette phase.
Sur le plan international, l’Assemblée nationale s’est illustrée par une participation active à plusieurs rencontres régionales et internationales, notamment au sein de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’Organisation ouest-africaine de la santé et de l’Union interparlementaire.
Le rapport souligne néanmoins plusieurs difficultés, dont l’insuffisance de moyens techniques, le ralentissement des activités lié aux élections de janvier 2026 et les contraintes organisationnelles liées à la transition entre deux législatures.
Pour la 10e législature, les priorités affichées portent sur le renforcement de l’efficacité de l’institution, la promotion des valeurs républicaines et l’ambition de bâtir un parlement plus moderne et ouvert.


