Les forces de sécurité du troisième arrondissement de Parakou viennent de porter un coup dur à la criminalité organisée. À l’issue d’une enquête approfondie, les enquêteurs du commissariat local ont procédé à l’arrestation de deux présumés cambrioleurs, dont le principal instigateur d’un réseau bien structuré opérant dans la région.
Tout est parti d’un cambriolage spectaculaire survenu il y a quelques jours dans le quartier Gah. Dans la nuit du lundi 29 janvier, une quincaillerie connue de la zone a été prise pour cible par un groupe visiblement aguerri. Les assaillants ont agi avec méthode, mettant hors service le dispositif de vidéosurveillance avant de forcer l’accès principal. Les deux agents assurant la sécurité de nuit ont été neutralisés et ligotés, anéantissant ainsi toute sécurité physique.
Les malfaiteurs ont ensuite procédé à l’enlèvement d’un coffre-fort contenant une importante somme d’argent, estimée à près de 28 millions de francs CFA, ainsi que plusieurs documents administratifs et fonciers. Pour s’échapper, ils ont utilisé un tricycle appartenant à l’entreprise, accentuant ainsi l’ampleur du préjudice subi.
Alertés, les enquêteurs ont rapidement engagé des investigations qui ont permis de retrouver le tricycle abandonné, de même que l’ensemble des documents subtilisés. Ces premiers résultats ont ouvert la voie à l’identification des membres du réseau.
La traque s’est poursuivie jusqu’à Abomey, dans le département du Zou, où les forces de l’ordre ont interpellé celui présenté comme le chef du groupe, en compagnie d’un de ses proches collaborateurs. Une perquisition menée à leur domicile a permis la saisie de plusieurs objets compromettants, notamment des clés de différentes formes, des plaques d’immatriculation étrangères, plusieurs téléphones portables, une somme de 30 000 francs CFA ainsi que divers objets en cours d’analyse.
Placés en garde à vue, les deux suspects devront répondre des faits d’association de malfaiteurs et de cambriolage en bande organisée. Les autorités policières indiquent que l’enquête se poursuit afin d’identifier les autres membres du réseau, leurs soutiens éventuels et les circuits de recel utilisés pour écouler le butin.


