Officiellement installé dans ses fonctions de préfet du département du Zou ce mercredi 10 juin 2026 à Abomey, Laurent Dhossou Zomaï a décliné les grandes orientations de son mandat. Dans son premier discours en tant que représentant de l’État dans le département, il a placé son action sous le signe de la proximité, du dialogue et de l’efficacité administrative.
S’exprimant devant les autorités administratives, communales, traditionnelles et les différentes composantes de la société civile, le nouveau préfet a d’abord rendu grâce à Dieu et aux ancêtres avant d’exprimer sa reconnaissance au président de la République, Romuald Wadagni, ainsi qu’au gouvernement pour la confiance placée en sa personne.
« Je mesure pleinement la portée de la mission qui m’est confiée », a-t-il déclaré, rappelant que la fonction préfectorale consiste à représenter l’État, assurer la mise en œuvre des politiques publiques, accompagner les collectivités territoriales dans leur développement et veiller à la sécurité ainsi qu’à la cohésion sociale.
Laurent Zomaï a également salué le travail accompli par ses prédécesseurs à la tête du département, notamment le regretté Aimé Firmin Kouton et le préfet sortant Daniel Valère Sètonnougbo.
Selon lui, les avancées enregistrées au cours des dernières années constituent une base solide sur laquelle il entend poursuivre l’action de l’État au profit des populations du Zou.
Un département aux nombreux atouts
Dans son intervention, le nouveau préfet a mis en avant les potentialités du département du Zou, qu’il a présenté comme une terre d’histoire, de culture et d’opportunités économiques.
Il a notamment souligné l’importance stratégique des neuf communes du département, la richesse de son patrimoine culturel, son potentiel agricole, son dynamisme entrepreneurial ainsi que le rôle moteur de sa jeunesse et de ses femmes dans le développement local.
Des défis à relever
Tout en reconnaissant ces atouts, Laurent Zomaï a évoqué plusieurs défis auxquels le département reste confronté. Il a cité notamment l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, le développement des infrastructures économiques, la transformation locale des produits agricoles, la protection de l’environnement, la promotion de l’emploi des jeunes et le renforcement de la gouvernance territoriale.
Pour relever ces défis, il a annoncé une démarche fondée sur l’écoute, la concertation et la participation de tous les acteurs du développement.
Une gouvernance basée sur la concertation
Le nouveau préfet a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre l’administration déconcentrée, les communes, les organisations socioprofessionnelles, les leaders religieux et traditionnels, les opérateurs économiques, les femmes et les jeunes.
À ses yeux, le développement du territoire ne peut être atteint que par une gouvernance inclusive permettant à chaque acteur d’apporter sa contribution.
Dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement, il a également annoncé qu’une attention particulière sera accordée à l’amélioration des performances de l’administration territoriale, à la qualité du service public, à la culture du résultat et au suivi rigoureux des projets de développement.
Faire du Zou un modèle de gouvernance territoriale
Laurent Zomaï a enfin affiché son ambition de faire du Zou une référence en matière de gouvernance territoriale et de développement inclusif.
S’engageant à exercer ses fonctions avec impartialité, transparence et sens de l’État, il a assuré qu’il restera à l’écoute de toutes les composantes de la société afin de préserver un climat de paix, de confiance et de stabilité.
« Ensemble, dans l’unité, la responsabilité et l’engagement, nous relèverons les défis qui se présentent à nous », a-t-il conclu, appelant l’ensemble des forces vives du département à œuvrer collectivement pour accélérer la transformation du Zou et améliorer durablement les conditions de vie des populations.


