Les députés béninois se réuniront en séance plénière ce vendredi 19 juin 2026 pour examiner deux dossiers majeurs : le projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2026 et la proposition de loi portant modification du cadre juridique du Médiateur de la République. Les demandes d’examen de ces textes en procédure d’urgence, introduites par 13 députés, ont été approuvées par l’Assemblée nationale, ouvrant ainsi la voie à leur étude rapide.
Le projet de loi de finances rectificative, adopté en Conseil des ministres le 3 juin dernier avant sa transmission au Parlement, prévoit une révision à la hausse du budget de l’État pour l’exercice 2026. Le budget global passe ainsi de 3 783,98 milliards de FCFA, prévus dans la loi de finances initiale, à 4 086,62 milliards de FCFA, soit une augmentation de 302,64 milliards de FCFA correspondant à une progression de 8 %.
Selon le gouvernement, cette révision budgétaire découle de la restructuration de l’Exécutif intervenue après l’entrée en fonction du président de la République, Romuald Wadagni. Elle vise également à prendre en compte les nouvelles orientations et priorités définies par le chef de l’État pour accélérer la mise en œuvre de son programme d’action.
Outre le collectif budgétaire, les parlementaires examineront également la proposition de loi portant modification de la loi instituant le Médiateur de la République. Ce texte s’inscrit dans la dynamique d’adaptation et de renforcement du cadre institutionnel de cette autorité administrative chargée de faciliter les relations entre l’administration publique et les citoyens.
Par ailleurs, dans le cadre de la préparation du budget des prochaines années, un séminaire consacré au Débat d’orientation budgétaire (DOB) sera organisé le lundi 22 juin 2026 à l’intention des députés. Cette rencontre permettra aux élus de s’approprier les grandes orientations économiques et budgétaires du gouvernement avant les discussions relatives aux futurs projets de loi de finances.
L’examen de ces différents dossiers intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de traduire les nouvelles priorités gouvernementales dans les politiques publiques et les instruments budgétaires de l’État.


