La coopération judiciaire entre le Bénin et la Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape. Ce mercredi 24 juin 2026 à Abidjan, la Cour suprême du Bénin et la Cour de cassation de Côte d’Ivoire ont signé une convention de jumelage et de coopération, marquant leur volonté commune de renforcer les échanges institutionnels et le partage d’expériences entre les deux hautes juridictions.
Prenant la parole à cette occasion, le Premier Président de la Cour de cassation de Côte d’Ivoire, Yua Koffi, a salué la présence de la délégation béninoise, y voyant l’illustration de l’excellence des relations entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. Il a également rappelé son récent séjour à Cotonou dans le cadre des XVIᵉ Assises statutaires de l’Association africaine des Hautes Juridictions francophones, au cours duquel il avait pu apprécier la qualité de l’accueil et des échanges avec les autorités judiciaires béninoises.
Avant la signature de la convention, le directeur de la coopération internationale de la Cour de cassation de Côte d’Ivoire a présenté le parcours du président de la Cour suprême du Bénin, Victor Dassi Adossou, ainsi qu’un aperçu des réformes engagées ces dernières années au sein de l’institution. Ces initiatives ont contribué à renforcer la visibilité de la Cour suprême du Bénin sur la scène judiciaire africaine et internationale, où elle est désormais reconnue comme un acteur influent du dialogue entre les hautes juridictions.
Sous les applaudissements de l’assistance, les présidents des deux institutions ont ensuite procédé à la signature officielle du protocole d’accord, consacrant leur engagement à promouvoir un cadre permanent de coopération, de formation et de renforcement des capacités.
Dans son intervention, Victor Dassi Adossou a souligné que ce partenariat allait bien au-delà d’un simple acte protocolaire.
Selon lui, le rapprochement de deux hautes juridictions constitue avant tout une rencontre entre des traditions judiciaires, des expériences institutionnelles et des ambitions communes. Il a notamment évoqué les défis auxquels sont confrontées les juridictions suprêmes africaines, notamment l’amélioration de la qualité de la justice, la réduction des délais de traitement des dossiers, l’harmonisation de la jurisprudence, l’accès au droit et la transformation numérique des institutions judiciaires.
De son côté, Yua Koffi a estimé que ces enjeux nécessitent des réponses concertées fondées sur le dialogue, l’échange d’expériences et la mutualisation des savoir-faire. Il a exprimé le souhait que cette convention produise des résultats concrets au bénéfice des magistrats, auditeurs, greffiers et personnels administratifs des deux institutions.
La cérémonie s’est achevée dans une ambiance fraternelle marquée par un échange de présents entre les responsables des deux juridictions. Un geste symbolique destiné à traduire leur estime réciproque et leur volonté de bâtir une coopération durable.
Dans le même esprit, le président de la Cour suprême du Bénin a salué la présence du nouveau président du Conseil d’État de Côte d’Ivoire, auquel il a également offert un présent, illustrant ainsi la volonté d’étendre les échanges judiciaires au-delà des seules juridictions de cassation.
À travers ce nouvel accord, la Cour suprême du Bénin confirme son ambition de consolider son ouverture à l’international et de contribuer activement au renforcement de la coopération judiciaire sur le continent africain.


