mercredi, août 12, 2026

Le commissariat de l’arrondissement de Togba a mis fin aux activités présumées d’un réseau de malfaiteurs qui semait la peur dans la localité depuis plusieurs semaines. Quatre individus, dont une femme, ont été interpellés le 10 août 2026 et placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés de vol aggravé, d’association de malfaiteurs ainsi que de commercialisation et de consommation de produits psychotropes.

Selon les informations communiquées par la police, tout a commencé le lundi 10 août, aux environs de 11 heures. Sur la base de renseignements jugés fiables, les policiers du commissariat de Togba se rendent dans le quartier de Dodja pour mettre la main sur trois repris de justice déjà connus des services de police pour des faits de vols à main armée et de cambriolages.

L’opération se déroule sans incident majeur. Les suspects sont interpellés. Le présumé chef du réseau aurait toutefois tenté, au moment de son arrestation, de se débarrasser discrètement d’un sac mais les policiers étaient manifestement plus attentifs que prévu.

Dans le sac, les enquêteurs découvrent du chanvre indien et des comprimés de Tramadol. Une tentative de « disparition magique » qui n’aura donc pas produit l’effet escompté.

Les premières investigations permettent ensuite de découvrir un mode opératoire particulièrement bien rodé. La nuit venue, les présumés malfrats se déplaçaient à trois sur une même motocyclette. Pour passer plus facilement inaperçus, le conducteur portait une tenue de zemidjan.

Une manière, selon les enquêteurs, de se fondre dans le décor et de ne pas éveiller les soupçons. Une fois leurs cibles repérées, notamment des conducteurs de motocyclettes, les individus les interceptaient et les menaçaient avec des machettes avant de repartir avec leurs engins.

Mais le réseau ne se limitait pas aux braquages de rue. Les suspects auraient également développé une seconde spécialité : le cambriolage à domicile. À l’aide de clés passe-partout, ils s’introduisaient dans des chambres préalablement ciblées et emportaient divers biens sans réveiller les occupants.

La perquisition effectuée au domicile des mis en cause a permis aux policiers de découvrir plusieurs objets soupçonnés de provenir de leurs activités criminelles.

Les forces de l’ordre ont notamment saisi une clé passe-partout, un coupe-coupe, plusieurs divans importés, des tenues et des draps, des bouteilles de gaz domestique, des tables importées ainsi que des plats neufs en porcelaine. La tenue de zemidjan qui aurait servi lors des opérations nocturnes a également été retrouvée, tout comme plusieurs pièces d’identité appartenant à des victimes présumées.

Les enquêteurs ont ensuite contacté par téléphone l’une des victimes. Celle-ci a formellement reconnu avoir été braquée par le réseau et a identifié plusieurs de ses biens parmi ceux retrouvés au domicile des suspects. Cette identification vient renforcer les éléments matériels recueillis au cours de la perquisition et les soupçons qui pèsent sur les personnes interpellées.

Les quatre suspects restent donc à la disposition des enquêteurs et devront répondre des faits qui leur sont reprochés devant les juridictions compétentes.

Le Commissaire major SEDE invite par ailleurs toute personne qui pense avoir été victime de ce réseau à se rapprocher du commissariat de Togba. Elle pourra notamment procéder à l’identification des objets saisis et fournir d’éventuelles informations utiles à la suite de l’enquête.

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