mardi, août 18, 2026

Le président zambien Hakainde Hichilema a été réélu pour un second mandat à la tête du pays. La Commission électorale de Zambie a annoncé, dans la matinée du mardi 18 août, la victoire du chef de l’État sortant avec près de 60 % des suffrages exprimés.

Selon les résultats communiqués par l’instance électorale, cinq des 226 circonscriptions restaient encore à dépouiller au moment de l’annonce. Toutefois, la présidente de la Commission électorale, Mwangala Zaloumis, a assuré que les résultats attendus ne devraient pas modifier de manière significative l’issue du scrutin.

Élu une première fois en 2021, Hakainde Hichilema, surnommé « HH », était donné favori dans cette élection présidentielle. À l’annonce de sa victoire, il a exprimé sa gratitude envers les électeurs. « Nous sommes profondément touchés par la confiance que vous nous avez accordée », a déclaré le président réélu, tout en adressant un message de rassemblement à l’ensemble des Zambiens, y compris à ceux qui ont soutenu ses adversaires.

  • Des scènes de liesse à Lusaka

Dans la capitale Lusaka, des centaines de partisans du chef de l’État sont descendus dans les rues pour célébrer cette réélection. Arborant le rouge, couleur de l’United Party for National Development (UPND), ils ont chanté, dansé et multiplié les manifestations de joie.

Face à treize autres candidats, Hakainde Hichilema a largement devancé son principal rival, Brian Mundubile. Ancien ministre sous la présidence d’Edgar Lungu, ce dernier recueillait près de 38 % des voix selon les chiffres provisoires publiés par la Commission électorale.

Avant la proclamation des résultats, Brian Mundubile avait dénoncé des irrégularités dans le processus de dépouillement. Le candidat de l’opposition a affirmé que certains documents recensant les résultats auraient été falsifiés, sans toutefois présenter de preuves à l’appui de ses accusations.

Ces contestations s’inscrivent dans un climat électoral marqué par plusieurs tensions, aussi bien durant la campagne que lors du scrutin du 13 août et dans les jours qui ont suivi. Une situation inhabituelle pour la Zambie, souvent citée comme l’une des démocraties les plus stables du continent africain.

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