jeudi, septembre 3, 2026

Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a effectué les 26 et 27 août 2026 une tournée dans plusieurs structures sanitaires publiques du Bénin. Du nord au sud, cette mission a permis d’évaluer concrètement la mise en œuvre de la mesure gouvernementale relative à la prise en charge des urgences vitales, mais aussi d’examiner les besoins spécifiques des différents établissements visités.

À Parakou, le Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD) du Borgou a constitué l’une des principales étapes de la tournée. Considéré comme une infrastructure sanitaire majeure dans le septentrion, l’établissement fait l’objet d’une réflexion visant à renforcer considérablement ses capacités et à en faire une référence régionale en matière d’offre de soins.

Avec l’équipe dirigeante, le ministre a examiné les possibilités d’aménagement et de réorganisation de l’hôpital. Il a parcouru plusieurs compartiments de l’établissement afin d’identifier, avec les responsables, les améliorations nécessaires à la concrétisation de cette ambition. La visite s’est également poursuivie sur le site de l’école de formation médico-sociale, retenu en raison de ses potentialités pour accompagner cette dynamique.

Au CHUD Borgou, le ministre a par ailleurs fait le point avec le personnel sur la mise en œuvre de la prise en charge des urgences vitales. Selon le directeur général, Professeur Didier Adédèmi, les premiers résultats sont encourageants, malgré quelques difficultés liées notamment à l’identification de certains patients et au recouvrement.

La délégation ministérielle s’est ensuite rendue au Centre de traitement des épidémies (CTE) de Parakou. Cette infrastructure, déjà sollicitée lors de certaines alertes épidémiques, dispose d’équipements destinés à assurer une prise en charge adaptée des maladies infectieuses. En dehors des périodes de crise sanitaire, le centre est appelé à être davantage consacré à la prise en charge des pathologies infectieuses.

Dans la commune de Tchaourou, Benjamin Hounkpatin a visité le Centre de santé de Tchatchou, où une nouvelle infrastructure est actuellement en construction pour remplacer progressivement l’ancien bâtiment.

La tournée s’est poursuivie à l’hôpital Saint Martin de Papané. La structure affiche des progrès dans la prise en charge des urgences vitales. Toutefois, sa situation géographique particulière constitue un enjeu sanitaire, notamment en matière de surveillance et de détection des maladies infectieuses.

À l’issue des échanges, la nécessité de renforcer les compétences du personnel a été retenue. Le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) devra notamment contribuer à la formation des agents afin d’améliorer la détection précoce et la prise en charge des éventuels cas au sein des communautés.

La tournée ministérielle a également conduit la délégation à l’hôpital de zone de Savè-Ouèssè ainsi qu’au Centre hospitalier départemental du Zou.

À Abomey, l’attention s’est notamment portée sur l’infrastructure destinée à accueillir prochainement un scanner, ainsi que sur l’état d’avancement des travaux du Centre de traitement des épidémies.

À l’hôpital de zone Allada-Toffo-Zè, le ministre et sa délégation ont examiné le projet d’extension de l’établissement. Celui-ci doit notamment permettre d’accueillir un service dédié à la prise en charge des grands brûlés, ainsi que plusieurs services connexes.

À chacune des étapes de cette tournée, le ministre de la Santé a appelé les professionnels à maintenir un haut niveau d’exigence en matière d’hygiène et de prévention des infections.

Benjamin Hounkpatin a également insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue pour sécuriser les recettes des établissements sanitaires. Le Gouvernement entend, de son côté, poursuivre les investissements en équipements et en infrastructures afin d’améliorer durablement la qualité de l’offre de soins dans les établissements publics.

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