À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’accession du Bénin à l’indépendance, le président de la République, Romuald Wadagni, a exercé son droit de grâce en faveur de 369 personnes condamnées. Il s’agit de la première mesure de clémence prise par le chef de l’État depuis son entrée en fonction.
Selon un communiqué rendu public par le ministère de la justice et de la législation, les opérations de mise en liberté ont débuté le samedi 1er août 2026 et se poursuivront progressivement, au fur et à mesure de l’accomplissement des formalités administratives et judiciaires requises.
En choisissant la date de la fête nationale pour signer ce décret de grâce, le président de la République a voulu conférer à cette décision une forte portée symbolique. Le jour où le Bénin célèbre sa liberté, la République tend la main à celles et ceux à qui une seconde chance peut être offerte, dans le respect des conditions prévues par la loi.
Consacrée par le décret n° 2026-546 du 31 juillet 2026, cette grâce présidentielle relève d’une prérogative constitutionnelle du chef de l’État. Elle n’annule pas les condamnations prononcées par les juridictions compétentes et ne remet pas en cause les décisions de justice. Elle consiste uniquement à alléger ou à mettre fin à l’exécution de la peine, conformément au cadre légal en vigueur.
Cette décision traduit la volonté du président Romuald Wadagni de concilier l’autorité de l’État avec les valeurs d’humanité et de clémence lorsque les circonstances le permettent. Dans un contexte marqué par la célébration de l’indépendance nationale, cette mesure se veut également un appel au renforcement de la cohésion nationale et à la réinsertion des personnes concernées.
Les bénéficiaires de cette grâce proviennent de plusieurs juridictions du pays, notamment des tribunaux de première instance, de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ainsi que de la Cour spéciale des affaires foncières (CSAF).
Ci-dessous, la liste complète des bénéficiaires 👇


