Six mois après leur recrutement, les Agents contractuels de droit public (ACDP) de la santé de la première promotion de 2025 franchissent une nouvelle étape dans la gestion de leur carrière. Le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou, a signé, le 23 juillet 2026, une circulaire visant à uniformiser les modalités de gestion administrative et financière de ces agents sur l’ensemble du territoire national.
À travers la circulaire n°001/MBFP/DC/SGM/DGFP/DGB/DS/SA, le gouvernement instaure un cadre unique applicable aux 77 communes du Bénin. L’objectif est d’assurer une gestion harmonisée des carrières, de la rémunération et de la protection sociale des personnels concernés.
Parmi les principales mesures prévues figure le paiement régulier des salaires. Désormais, les rémunérations devront être versées au plus tard le 20 de chaque mois, selon le même calendrier que celui des fonctionnaires de l’État. La circulaire précise également qu’aucune pièce justificative autre que celles prévues par le manuel de procédure ne pourra être exigée pour le traitement des salaires.
Le texte met également l’accent sur la protection sociale des agents. Les mairies sont invitées à établir et à délivrer sans délai tous les documents nécessaires à leur prise en charge sanitaire.
Autre disposition importante, les secrétaires exécutifs des communes, en collaboration avec les contrôleurs financiers et les trésoriers communaux, sont chargés d’achever les démarches d’affiliation de l’ensemble des agents à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Cette réforme s’inscrit dans le processus de transfert progressif de la gestion administrative et financière des personnels de santé aux collectivités territoriales. Selon le gouvernement, cette nouvelle organisation vise à offrir davantage de sécurité, de prévisibilité et de proximité aux agents concernés.
Les autorités annoncent par ailleurs que cette dynamique de décentralisation pourrait être progressivement étendue à d’autres secteurs, notamment celui de l’éducation, afin de renforcer une gouvernance locale plus efficace et davantage orientée vers les besoins des citoyens.


