samedi, septembre 19, 2026

Le gouvernement béninois a autorisé, en Conseil des ministres du mercredi 2 septembre 2026, la mise en œuvre de la phase pilote du Programme de productivité agricole et de protection sociale des agriculteurs. Cette initiative vise à améliorer durablement les conditions de vie et les revenus des producteurs agricoles.

Pour cette première phase, le programme sera consacré aux producteurs de maïs. Il repose sur une approche intégrée articulée autour de trois axes : l’amélioration de la productivité agricole, la sécurisation des revenus et l’accès progressif des agriculteurs à des mécanismes de protection sociale.

Sur le volet de la productivité, les producteurs bénéficieront d’un paquet d’appuis comprenant notamment des semences hybrides à haut rendement, des engrais, des produits phytosanitaires et des amendements de sols. Ces appuis seront complétés par des services de mécanisation, un conseil agricole renforcé ainsi qu’un suivi numérique des exploitations.

Le programme prévoit également des dispositions destinées à permettre aux producteurs de mieux valoriser leurs récoltes. À cet effet, il s’appuiera sur le Mécanisme national d’agrégation et de régulation des productions vivrières, afin de faciliter l’écoulement des récoltes et de permettre aux agriculteurs de tirer davantage profit des gains de productivité réalisés.

La protection sociale constitue le troisième volet du programme. Les producteurs concernés pourront notamment accéder à une assurance maladie couvrant jusqu’à six personnes par ménage, soit deux adultes et quatre enfants.

Ils auront également accès à un mécanisme de retraite et/ou de dépôt à terme. La prime annuelle individuelle d’assurance maladie sera avancée par le programme, puis remboursée à partir d’une fraction de la production.

  • 2.000 producteurs concernés par la phase pilote

Pour tester cette approche avant une éventuelle généralisation, la phase pilote sera mise en œuvre au cours de la petite saison des pluies de 2026. Elle concernera 2.000 producteurs de maïs, exploitant chacun une superficie moyenne de 1,5 hectare. Au total, environ 3.000 hectares seront ainsi concernés par cette expérimentation.

Les résultats obtenus permettront au gouvernement d’évaluer l’efficacité du modèle et d’en tirer les enseignements nécessaires avant son extension progressive à d’autres filières agricoles et à d’autres zones agroécologiques du pays. Le programme prévoit enfin le déploiement d’une plateforme numérique destinée à identifier et géolocaliser les producteurs et leurs parcelles. Elle permettra également d’assurer le suivi des opérations culturales, des intrants utilisés et des rendements.

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