Une moto volée dans des circonstances pour le moins surprenantes a permis, huit mois plus tard, de remonter jusqu’à un vaste réseau présumé de recel. L’opération, menée par le Commissariat de l’arrondissement central d’Abomey-Calavi, a conduit à l’interpellation de deux individus et à la saisie de plusieurs motos de différentes marques.
Les faits remontent au 12 janvier 2026. Ce jour-là, une dame est tombée en panne avec sa moto sur l’axe reliant Houédo à Calavi. Alors qu’elle se trouvait en difficulté, un homme s’est présenté à elle comme mécanicien et lui a proposé son aide.
Après avoir procédé à la réparation de l’engin, le prétendu mécanicien lui aurait proposé de faire un essai afin de s’assurer que la moto fonctionnait correctement. Il a alors pris le guidon avant de disparaître avec l’engin, laissant la victime sans moyen de déplacement.
L’affaire a connu un nouveau tournant le 26 août 2026, soit environ huit mois après les faits. Le mari de la victime a reconnu la moto alors qu’elle circulait. Il a immédiatement alerté le Commissariat de l’arrondissement central de Calavi.
Une équipe dirigée par le commissaire s’est rapidement rendue sur les lieux et a procédé à l’interpellation de l’individu qui conduisait la moto.
Lors de son interrogatoire, le suspect a déclaré avoir acheté la moto à Sékou auprès d’un homme présenté comme un revendeur de motos. Les policiers ont alors poursuivi les investigations et se sont rendus sur place.
Sur les lieux, les enquêteurs ont découvert ce qui s’apparentait à un véritable point de stockage et de revente de motos suspectes. Plusieurs engins, pour la plupart dépourvus de documents, y étaient entreposés.
La perquisition du domicile du revendeur a permis de mettre la main sur plus de 25 motos de différentes marques. Certaines étaient encore intactes, tandis que d’autres avaient déjà été démontées, probablement en vue de la revente des pièces détachées.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le revendeur aurait acquis des motos volées auprès de malfrats avant de les remettre en circulation. Interrogé sur l’origine des engins, il aurait expliqué qu’il « faisait confiance quand un vendeur se présente avec la carte grise ».
Le présumé receleur et son acolyte ont finalement été interpellés et présentés au procureur de la République pour la suite de la procédure.
La Police républicaine salue par ailleurs la collaboration de la population, qui a contribué à l’aboutissement de cette enquête. Elle invite les personnes ayant été victimes de vol de moto à se rendre au Commissariat de l’arrondissement central de Calavi, munies de leurs pièces d’identité à jour, afin de vérifier si certains des engins saisis leur appartiennent.

