jeudi, septembre 24, 2026

Le Palais de la Marina a accueilli, mercredi 23 septembre 2026, la cérémonie de présentation de la réforme sur le développement des pôles territoriaux, en présence du Président de la République, Romuald Wadagni. La rencontre a réuni le Président de l’Assemblée nationale, les membres du Conseil économique et social (CES), conduits par le président de l’institution, les préfets, les maires des 77 communes ainsi que les membres du Gouvernement.

Présentée comme un concept central du programme gouvernemental des sept prochaines années, cette réforme vise à renforcer l’efficacité de l’action publique et à accélérer le développement au plus près des populations.

La présentation du dispositif a été assurée par le Secrétaire général de la Présidence de la République, Aristide Djidjoho, et le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéhou. La nouvelle organisation repose notamment sur des pôles territoriaux placés sous la responsabilité de délégués généraux, dont les performances devront être évaluées à partir de critères précis.

Trois priorités majeures sont au cœur de cette approche : réduire l’extrême pauvreté, développer le capital humain et créer davantage de richesse à la base. Les responsables des pôles devront notamment assurer un suivi rapproché des réalités locales et veiller à l’effectivité des programmes en faveur des agriculteurs, des éleveurs, des pisciculteurs et des autres populations vulnérables.

  • Une présence renforcée dans les territoires

Lors de la cérémonie, le Président de la République a insisté sur la nécessité d’une présence plus forte de l’État et des cadres dans les territoires. Les délégués généraux devront ainsi résider dans leurs pôles, se rendre régulièrement sur le terrain et rendre compte directement des difficultés rencontrées ainsi que des progrès enregistrés.

Pour Romuald Wadagni, cette proximité doit également contribuer au renforcement de la sécurité, notamment en s’attaquant aux vulnérabilités susceptibles d’exposer les jeunes à l’influence d’organisations criminelles ou armées.

Le Chef de l’État a également appelé les cadres occupant de hautes responsabilités à s’intéresser davantage à leurs régions et villages d’origine et à contribuer concrètement à leur développement.

  • Une exigence accrue sur la salubrité et la discipline

Le Président Wadagni a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité d’un changement des comportements pour accélérer le développement à la base. Il a invité les maires, préfets et responsables locaux à instaurer une forme de « tolérance zéro » face à l’insalubrité, aux déchets, à l’indiscipline et au non-respect des règles élémentaires de vie collective.

Cette exigence devra, selon lui, reposer davantage sur l’exemplarité, la pédagogie et la responsabilité individuelle que sur la brutalité. L’ambition affichée est de faire de chaque commune un espace propre, organisé et attractif, notamment à travers l’amélioration des entrées de villes et des espaces publics.

  • Un premier bilan attendu après un an

À travers cette réforme, l’exécutif entend instaurer une nouvelle culture du résultat dans les territoires, avec un suivi régulier des performances et des effets concrets des politiques publiques sur les populations. Un premier bilan est envisagé au terme de la première année afin d’apprécier les résultats obtenus par les délégués généraux dans leurs pôles respectifs.

La cérémonie organisée au Palais de la Marina marque ainsi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la réforme du développement territorial, avec la mobilisation des responsables de l’État, des autorités territoriales et des représentants des institutions.

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