mardi, septembre 22, 2026

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) renforce les capacités des professionnels des médias face aux enjeux liés à la couverture de l’extrémisme violent. Depuis lundi 21 septembre 2026, plusieurs journalistes venus de différentes régions du Bénin, notamment des zones de l’intérieur et frontalières, participent à un séminaire de formation organisé à Abomey.

Durant trois jours, les participants sont appelés à approfondir leurs connaissances sur les bonnes pratiques journalistiques en matière de couverture des faits liés à l’extrémisme violent. Pour la HAAC, l’enjeu est notamment d’éviter que la couverture médiatique de ces événements ne contribue involontairement à la stratégie de communication des groupes violents.

L’objectif est ainsi d’aider les journalistes à traiter les informations sensibles avec davantage de rigueur, tout en tenant compte des impératifs de sécurité et d’éthique professionnelle.

Le Secrétaire général de la HAAC, François Awoudo, a insisté sur l’importance de cette démarche dans le contexte actuel. Selon lui, l’extrémisme violent cherche notamment à investir l’espace médiatique, à instrumentaliser la peur et à accentuer les divisions au sein de la société. D’où, souligne-t-il, la nécessité pour les journalistes d’adopter une posture professionnelle et particulièrement vigilante.

Au nom du président de la HAAC, Me Mohamed Baré, le vice-président de l’institution a rappelé que cette initiative ne vise pas à restreindre la liberté de la presse. « Il s’agit de vous doter d’outils rigoureux pour concilier le droit à l’information et le devoir de sécurité et d’éthique », a-t-il déclaré, avant d’interroger la responsabilité des médias dans le traitement des contenus liés aux groupes violents : « Chaque image choc diffusée, chaque manifeste relayé pose une question fondamentale : les médias informent-ils réellement, ou servent-ils d’outils de propagande ? »

Pour le vice-président de la HAAC, la qualité du traitement de l’information joue également un rôle dans la préservation de la cohésion sociale. « Le journaliste de qualité est un rempart contre la peur et la division. En informant le public de manière factuelle, équilibrée et responsable, vous contribuez activement à la résilience de nos sociétés face à la violence », a-t-il souligné.

  • Plusieurs modules au programme

Les travaux prévus pendant ces trois jours portent sur plusieurs aspects essentiels du traitement médiatique de l’extrémisme violent. Les participants échangeront notamment sur la rigueur terminologique dans le traitement des actes terroristes, la vérification des sources, la protection et le respect de la dignité des victimes ainsi que la sécurité des journalistes sur le terrain.

À travers cette formation, la HAAC entend ainsi accompagner les professionnels des médias dans l’exercice de leur mission d’information, tout en encourageant une couverture libre, rigoureuse et responsable des questions liées à l’extrémisme violent.

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