jeudi, octobre 15, 2026

Un chirurgien a comparu devant le tribunal d’Abomey-Calavi, le mercredi 14 octobre 2026, dans une affaire liée au refus présumé de signer un document nécessaire à l’évacuation sanitaire d’une patiente vers l’Inde. Les débats ont notamment porté sur l’état de santé de la plaignante et les possibilités de poursuivre ses soins à l’étranger.

À l’audience, le médecin a confirmé avoir pris en charge la patiente en 2022 pour une intervention chirurgicale. Il a expliqué que l’opération avait révélé que celle-ci ne pouvait plus se tenir debout. Le praticien s’est dit surpris d’apprendre, plusieurs années après, qu’une note lui était demandée pour permettre à la patiente de se faire soigner en Inde.

Le chirurgien a également évoqué les faibles chances de récupération de la capacité de la patiente à se tenir debout. Une position contestée par le ministère public, qui a rappelé qu’aucun médecin ne pouvait prétendre détenir à lui seul toutes les connaissances médicales ni exclure la possibilité que d’autres spécialistes obtiennent de meilleurs résultats.

  • Des versions contradictoires à la barre

Assistée par sa défense et installée dans un fauteuil roulant, la patiente a contesté les explications du médecin. Elle a affirmé que la possibilité de poursuivre ses soins à l’étranger avait été évoquée dès le début de sa prise en charge, mais que le chirurgien s’y était opposé. Selon son témoignage, celui-ci lui aurait alors indiqué que le gouvernement avait interdit les évacuations sanitaires.

Face à ces déclarations divergentes, les avocats de la patiente ont demandé une contre-expertise médicale indépendante afin de permettre une meilleure évaluation de son état de santé et des possibilités de traitement.

Le tribunal a renvoyé l’affaire au 28 octobre 2026 pour le délibéré, selon les informations rapportées par Bip Radio.

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