mardi, octobre 13, 2026

Le Forum international du cadre de vie (FIC) 2026 a ouvert ses travaux ce jeudi 8 octobre au Sofitel Hôtel de Cotonou, pour trois jours d’échanges autour des défis environnementaux et de la transformation des villes africaines. La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement durable, Georges Alé, en présence de membres du gouvernement, d’investisseurs, d’experts, de responsables d’entreprises, de représentants des collectivités territoriales et de partenaires techniques et financiers.

Placée sous le thème « Économie des territoires africains : accélérer la transition vers la sobriété carbone », cette 4ᵉ édition du FIC entend favoriser la réflexion, le dialogue et le partage d’expériences afin d’identifier des solutions concrètes et durables face aux défis climatiques et environnementaux auxquels sont confrontées les villes africaines.

Pour Victor Ananouh, président du comité d’organisation, le forum constitue un cadre d’échanges permettant de confronter les expériences et de mieux appréhender les choix nécessaires au développement des villes et des territoires.

Dans la même dynamique, Ismaïl Yasso, directeur général de la Construction et de l’Habitat, a insisté sur la nécessité d’anticiper les enjeux liés à la construction dès la phase de conception. « Notre objectif est simple : passer d’une construction qui s’adapte après coup à une construction qui anticipe avant sa conception, ou pendant sa conception », a-t-il déclaré. Il a également souhaité que les échanges débouchent sur de nouvelles règles et pratiques pour mieux intégrer les exigences de durabilité dans les projets de construction.

L’un des temps forts de la cérémonie a été un panel consacré au thème « Transformer les villes africaines : quelles décisions pour passer de l’ambition à l’action ? ». Les échanges ont réuni le secrétaire général de la Présidence de la République, Nounangnon Aristide Djidjoho, ainsi que les ministres Janvier Yahouédéhou, Georges Alé et Olushegun Adjadi Bakari.

Les interventions ont mis en avant l’importance de la coordination entre l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé et les populations pour renforcer l’efficacité des politiques publiques. La transformation urbaine ne se limite pas à la réalisation d’infrastructures. Elle doit également permettre de construire des villes plus fonctionnelles, inclusives et résilientes, mieux adaptées aux besoins des citoyens.

Malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’Afrique reste fortement exposée aux changements climatiques, dans un contexte d’urbanisation rapide. Pour le ministre Georges Alé, la sobriété carbone constitue une réponse à ces défis.

Cette approche repose notamment sur la construction de bâtiments économes en ressources, l’utilisation de matériaux locaux, le développement des transports collectifs et l’amélioration de la mobilité. « Cette approche ne repose pas sur la restriction, mais sur l’efficacité, l’innovation et un aménagement territorial durable, afin de faire des infrastructures de véritables leviers de développement », a expliqué le ministre. Il a invité les participants à approfondir les réflexions afin de proposer des solutions adaptées et durables aux défis communs de la transition écologique et structurelle.

La cérémonie de lancement a pris fin avec la coupure du ruban donnant accès à l’espace d’exposition du FIC 2026. Les travaux se poursuivent jusqu’au 10 octobre prochain.

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