mardi, octobre 13, 2026

Réuni ce mercredi 7 octobre 2026, le Conseil des ministres a approuvé la transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi de finances pour la gestion 2027. Équilibré en ressources et en charges à 4 757,029 milliards de FCFA, contre 4 148,357 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative pour la gestion 2026, ce projet de budget affiche une hausse de 14,7 %.

  • Une croissance projetée à 7,5 %

Le projet de budget 2027 vise à consolider une croissance soutenue, inclusive et durable, tout en poursuivant l’éradication de l’extrême pauvreté. Le gouvernement table notamment sur un taux de croissance économique de 7,5 %, un déficit budgétaire global de 2,8 % du PIB, conforme au critère de convergence de l’UEMOA, et un taux d’inflation de 2 %, inférieur au seuil communautaire de 3 %.

Pour atteindre ces objectifs, l’action gouvernementale sera structurée autour de cinq leviers prioritaires : la modernisation de l’agriculture, le renforcement de la promotion industrielle, la valorisation du potentiel touristique et culturel, la promotion de l’innovation technologique et le renforcement du capital humain.

  • Des investissements prioritaires dans plusieurs secteurs

Les dépenses publiques pour 2027 resteront prioritairement orientées vers les investissements à fort impact économique et social. Le système éducatif, le cadre de vie, la santé et la protection sociale, l’agriculture, l’énergie, l’eau, la transformation digitale, l’industrie et le tourisme bénéficieront ainsi d’un effort de financement soutenu.

L’objectif est de renforcer le capital physique et humain afin d’ancrer durablement la transformation structurelle de l’économie, de garantir un accès équitable aux services sociaux de base et de lever les obstacles à l’insertion professionnelle des jeunes.

  • Plusieurs mesures sociales reconduites et renforcées

Sur le plan social, le projet de budget prévoit la poursuite de l’opérationnalisation et de l’extension du Programme Assurance pour le Renforcement du Capital Humain (ARCH). Il prévoit également la poursuite et la généralisation de la gratuité des frais de scolarité des filles dans l’enseignement secondaire général et technique, ainsi que des autres mesures de gratuité.

Le gouvernement prévoit aussi la poursuite de l’universalisation du programme des cantines scolaires et la mise à l’échelle et la consolidation du programme GBESSOKE, à travers des transferts monétaires aux ménages en situation d’extrême pauvreté pour le développement d’activités génératrices de revenus. Sont également prévus la mise en place d’une plateforme nationale des prestations sociales et l’institutionnalisation du service d’aide sociale d’urgence comme dispositif national intégré de réponse aux urgences sociales.

  • Santé et éducation parmi les priorités

Le projet de budget accorde également une place importante aux programmes de nutrition, de vaccination des enfants, de lutte contre le paludisme et de santé maternelle.

Dans le secteur de l’éducation, le gouvernement prévoit notamment la poursuite de la construction et de la réhabilitation des lycées, la réhabilitation des infrastructures académiques et sociales des universités nationales ainsi que la poursuite du déploiement du télé-enseignement.

Dans le domaine sanitaire, il est prévu la construction de cinq hôpitaux de zone, ainsi que la réhabilitation et l’équipement des hôpitaux départementaux et des centres hospitalo-universitaires. La prise en charge systématique des urgences vitales figure également parmi les priorités, de même que la poursuite de l’équipement des écoles et établissements en tables-bancs et autres mobiliers essentiels.

  • Des mesures pour l’emploi et la carrière des agents de l’État

Le projet de budget prévoit par ailleurs la requalification du dispositif des bourses d’études en fonction des filières prioritaires et des besoins du marché de l’emploi.

Il est également prévu le recrutement progressif sur titre des aspirants au métier d’enseignant, suivant les modalités retenues, ainsi que la mise en route de la réforme de l’avancement automatique de la carrière des agents de l’État.

  • Le financement des collectivités territoriales renforcé

Ces différentes actions seront accompagnées par un renforcement du mécanisme de financement des collectivités territoriales, à travers l’opérationnalisation du Fonds d’Investissement Communal (FIC) et du mécanisme du découpage économique du territoire.

Ce mécanisme doit permettre aux communes de mobiliser davantage de ressources, d’accéder à des financements diversifiés en dehors des dotations de l’État et de mettre en œuvre des projets structurants avec davantage de prévisibilité, de transparence et de péréquation des ressources, en lien avec les exigences de la réforme sur la décentralisation et la territorialisation du programme d’investissement public.

Au total, les dépenses à sensibilité sociale s’établissent à 1 597,533 milliards de FCFA, contre 1 285,37 milliards de FCFA prévus pour 2026.

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