Une affaire de faux billets impliquant un élève de 15 ans a permis aux enquêteurs du commissariat de Sè de remonter la piste d’un réseau présumé de fabrication et de mise en circulation de fausse monnaie dans la commune de Houéyogbé et ses environs. Deux individus ont été placés en garde à vue à l’issue des premières investigations.
Tout est parti d’un signalement de l’administration du CEG Adrien Degbey, le jeudi 5 novembre 2026. Un élève de 15 ans y avait été surpris en possession de faux billets de 10 000 FCFA qu’il exhibait devant ses camarades. Conduit au commissariat et interrogé, le mineur a déclaré avoir reçu cet argent de son tuteur.
Une descente effectuée au domicile familial, à Sèbo, dans l’arrondissement de Sè, a permis aux enquêteurs de découvrir, dans un sac à dos appartenant au tuteur, 510 000 FCFA en faux billets, soit 51 coupures de 10 000 FCFA.
Invité à se présenter au commissariat, le tuteur a d’abord nié toute implication avant de passer aux aveux à l’issue d’une confrontation. Il a alors déclaré avoir reçu un million de FCFA environ six mois plus tôt, en règlement de la vente d’une parcelle.
Les investigations ont ensuite conduit à l’interpellation à Lokossa, grâce à la collaboration des commissariats de Sè et de Lokossa, d’un repris de justice récemment libéré pour vol de bétail. Présenté comme celui qui aurait remis les faux billets au tuteur de l’élève, il conteste les faits qui lui sont reprochés.
L’affaire prend une autre dimension au regard des plaintes enregistrées à plusieurs reprises par le commissariat de Sè. Celles-ci émanent notamment de gérants de cabines de transfert d’argent victimes de paiements en faux billets.
La plainte la plus récente, enregistrée le 19 octobre 2026, fait état de 170 000 FCFA, soit 17 faux billets de 10 000 FCFA. Selon les enquêteurs, l’examen comparatif des différentes coupures saisies révèle une forte similitude entre celles découvertes récemment et les billets concernés par les précédents signalements.
Au terme des premières diligences, et après compte rendu au procureur de la République près le Tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, les deux mis en cause ont été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit.

