Une fausse histoire de braquage a conduit un conducteur de taxi-moto en garde à vue à Savè. Dans la soirée du 1er octobre 2026, l’homme, résidant à Diho, s’est présenté à la Police pour déclarer avoir été dépouillé de sa motocyclette par six malfaiteurs armés.
Selon son récit, les faits se seraient produits sur la voie d’Igboè, alors qu’il revenait du village d’Igbodjé où il avait déposé un client. Il affirme que six individus répartis sur deux motos lui auraient tendu une embuscade en plaçant un gros morceau de bois sur la chaussée. Les présumés braqueurs auraient ensuite tiré un coup de feu en l’air avant de repartir avec sa moto Bajaj rouge, non immatriculée.
Alertée, la Police s’est rendue sur les lieux sous la conduite du commissaire. Mais les premières constatations et les déclarations du conducteur ont rapidement suscité des interrogations. Interrogé par les enquêteurs, le prétendu victime a multiplié les explications sans parvenir à dissiper les incohérences de son récit.
La fouille corporelle effectuée par les policiers a également permis de retrouver sur lui la somme de 245 000 francs CFA. Un élément qui a davantage éveillé les soupçons des enquêteurs, alors que l’homme affirmait avoir été dépouillé de sa motocyclette.
Confronté aux éléments recueillis et à ses contradictions, le conducteur a finalement reconnu avoir inventé le braquage. Il a expliqué que sa moto avait en réalité été vendue par ses soins à Glazoué.
Son objectif était de faire passer cette vente pour un vol afin de tromper ses parents et de les amener à lui apporter une aide financière pour l’achat d’une nouvelle motocyclette.
À la suite de cette fausse déclaration, l’homme a été placé en garde à vue pour les nécessités de l’enquête.

