mardi, octobre 13, 2026

La Plateforme nationale de gestion des risques de catastrophe et d’adaptation aux changements climatiques a tenu sa session ce mardi 6 octobre 2026, au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. La rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations humanitaires internationales autour des enjeux liés à la prévention et à la gestion des catastrophes au Bénin.

  • 349 580 personnes sinistrées en 2026

À l’ouverture des travaux, le Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril MAMA CISSÉ, a rappelé l’ampleur des risques auxquels le pays est exposé. Inondations, pluies extrêmes, sécheresses, vents violents, incendies et épidémies peuvent rapidement affecter les populations, perturber les activités économiques, endommager les infrastructures et mettre sous pression les services essentiels.

En 2026, le Bénin a ainsi enregistré 349 580 personnes sinistrées, réparties dans 52 583 ménages, 1 199 villages et 219 Arrondissements.

Face à ces impacts humains, sociaux, économiques et financiers, le ministre a souligné la nécessité de considérer la réduction des risques de catastrophe comme un enjeu stratégique de sécurité, d’aménagement du territoire et de développement durable, au-delà de sa seule dimension humanitaire.

  • Renforcer l’anticipation et la coordination

Djibril MAMA CISSÉ a invité les membres de la plateforme à faire de cette instance un véritable outil d’anticipation et d’aide à la décision. Il a notamment insisté sur le renforcement du partage d’informations, la coordination des secours, la cartographie des zones vulnérables et l’intégration systématique de la résilience dans les politiques publiques.

La rencontre a également enregistré la participation du Ministre du Cadre de vie, chargé des Transports terrestres, Georges ALE, du Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier YAHOUEDEOU, ainsi que du Ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Édouard DAHOME.

  • Plus de 290 milliards FCFA de besoins de financement

Au cours des travaux, le Directeur général de l’Agence béninoise de protection civile (ABPC), Abdel Aziz BIO DJIBRIL, a présenté un bilan des dégâts causés par les intempéries, les éboulements, les vents violents et les chutes de pierres. Selon son rapport, ces phénomènes ont notamment provoqué de sévères inondations, la rupture d’ouvrages de franchissement dans plusieurs localités ainsi que des pertes en vies humaines par noyade.

Pour faire face aux conséquences de ces chocs climatiques, l’ABPC évalue les besoins de financement à un peu plus de 290 milliards de francs CFA. Les partenaires et autres parties prenantes ont été invités à se mobiliser pour la mobilisation de ces ressources destinées aux programmes de relèvement et de prévention.

La session s’est achevée par des échanges autour des préoccupations soulevées par les participants. À l’issue des discussions et des engagements formulés, l’ABPC a réaffirmé sa détermination à jouer pleinement son rôle de chef de file dans la coordination de la gestion des catastrophes et le renforcement de la résilience climatique au Bénin.

0 Comments

Leave a Comment